<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Frederika Fenollabbate</title><link>http://frederika.canalblog.com/</link><description>journal intime d&apos;un &#xe9;crivain &#xe9;labor&#xe9; pendant l&apos;&#xe9;criture de son roman, ou: comment le quotidien se nourrit de l&apos;&#xe9;criture et l&apos;&#xe9;criture du quotidien</description><language>fr</language><lastBuildDate>Fri, 24 May 2013 22:29:08 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>FUTONS TATAMIS ET VODKA</title><dc:creator>frederika</dc:creator><link>http://frederika.canalblog.com/archives/2005/08/17/729333.html</link><comments>http://frederika.canalblog.com/archives/2005/08/17/729333.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://frederika.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/729333/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://frederika.canalblog.com/archives/2005/08/17/729333.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/friedrich.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;304&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;friedrich&quot; src=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/t-friedrich.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Fred Fenollabbate, &lt;em&gt;Friedrich&lt;/em&gt;, http://www.neurosex.com&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/Derevo1.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;336&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;derevo1&quot; src=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/t-Derevo1.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Derevo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/PDVD_009.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;253&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;pdvd_009&quot; src=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/t-PDVD_009.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Chen Kaige, &lt;em&gt;Adieu ma concubine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;font color=&quot;#003399&quot;&gt;Bruxelles, jeudi,&lt;br /&gt;Le
lit derri&#xe8;re moi s&apos;est moisi. Mais pas de mauvaises odeurs pour
inqui&#xe9;ter mes narines, je ne suis plus l&#xe0;. Est-ce que c&apos;est parce que
j&apos;ai un autre lit? Peut-&#xea;tre pas, parce que je voulais moi-m&#xea;me devenir
un lit. LE LIT.&lt;br /&gt;Alors si je ne sens pas la mauvaise odeur de
l&apos;ancien lit moisi, c&apos;est que je suis partie de cet endroit. Et comme
je ne me sens pas coucher par terre ni rester debout ni assise c&apos;est
que je le suis devenue, ce lit. Ce lit de la petite mer. &lt;br /&gt;Quand j&apos;ai vu la grande mer, j&apos;ai compris. &lt;br /&gt;Le dehors, maintenant, amour.&lt;br /&gt;Le
pass&#xe9; n&apos;existe pas plus que le pr&#xe9;sent. Sans parler du futur. Tout est
futur ou alors rien n&apos;est. La vie est futur ou alors elle n&apos;est pas.
Habill&#xe9;e ou sans v&#xea;tements, je suis nue. Mais non, ce n&apos;est m&#xea;me pas
&#xe7;a. Plus de diff&#xe9;rence entre quoi que ce soit. Pourquoi les Japonais
depuis toujours sont-ils si modernes? R&#xe9;ponse: par le zen. On pourrait
dire aussi par le jeu ma&#xee;tris&#xe9; du signifiant. C&apos;est pareil. On ne
comprend rien au zen, &#xe0; la puissance (la bonne car il y en a une
mauvaise aussi, tr&#xe8;s mauvaise...) du signifiant, si on n&apos;a pas rejet&#xe9;
tout ce qui constitue nos traditions, et m&#xea;mes celles de notre
modernit&#xe9;. Je ne peux pas dire pourquoi je vous attends, &#xe9;toiles
filantes du zen, sinon pour la simple raison que je sais que vous &#xea;tes
l&#xe0;. Et donc, voil&#xe0;, je ne vous attends pas.&lt;br /&gt;Hier, j&apos;ai vu... le
miroir du miroir. C&apos;est une eau profonde, &#xe0; la fois limpide et opaque
comme le sont les yeux bleus de D. L. Car les yeux de D. L. (d&#xe9;-aile)
sont bleus mais je ne le vois pas. Glauques. Comme je suis glauque!
Grande est la voie du glauque. Respirer comme on se d&#xe9;shabille est
r&#xe9;serv&#xe9; aux initi&#xe9;s.&lt;br /&gt;Prendre cette main qui n&apos;a pas de doigts. Mais
comment faire pour ne pas la briser entre mes omoplates folles qui
crient dans la nuit blanche de cette Russie que je ne connais pas et
que je r&#xea;ve de plus en plus pr&#xe9;cis&#xe9;ment, si pr&#xe9;cis&#xe9;ment que je me suis
rendu compte que je n&apos;ai m&#xea;me plus &#xe0; boire de la vodka. Alors oui, je
comprends, j&apos;ai bu pas mal de vodka pour fuir les petits Europ&#xe9;ens
blancs. Il y a un mar&#xe9;cage vaste, clair et profond au milieu de ma
poitrine. Il est ti&#xe8;de. A l&apos;automne, il battra peut-&#xea;tre pour toi. Ou
te battra. Je ne cours plus. Apr&#xe8;s rien. Parce que rien, &#xe7;a
existe. Rien ne vient trop tard. J&apos;ai mang&#xe9; les yeux du crapaud: je
suis assistante de r&#xe9;alisateur, inspiratrice de sc&#xe9;nario, costumi&#xe8;re et
habilleuse (travail consistant &#xe0; d&#xe9;shabiller plut&#xf4;t et le plus t&#xf4;t est
toujours le mieux), maquilleuse... Faudrait que j&apos;apprenne &#xe0; tatouer et
je tatouerai les acteurs comme il se doit, c&apos;est mon secret. Mon coeur
est une fronti&#xe8;re.&lt;br /&gt;Elle bat et donc elle n&apos;est pas stable. Une
fronti&#xe8;re qui n&apos;est pas stable ne peut &#xea;tre dignement appel&#xe9;e
fronti&#xe8;re. Une fronti&#xe8;re se doit d&apos;&#xea;tre stable. Mais alors si mon coeur
est une fronti&#xe8;re, qui ne l&apos;est pas, qu&apos;est-il donc?&lt;br /&gt;Je ne voudrais plus ni rire ni pleurer. Entre les deux. Ce sourire p&#xe2;le et aigu comme l&apos;&#xe9;clair.&lt;br /&gt;Je
veux dire qu&apos;il y a mieux &#xe0; faire que perdre et gagner. Je veux dire
que l&#xe0; rien n&apos;est &#xe0; dire parce que tout est &#xe0; faire. Et d&#xe9;faire. Et je
vois dans un oeil d&#xe9;chir&#xe9; par un store trop t&#xf4;t baiss&#xe9; que l&#xe0; o&#xf9; je
fends et bas en br&#xe8;che, je n&apos;y suis plus parce que le pouvoir n&apos;est pas
mon fort. Je suis beaucoup trop forte pour &#xe7;a. Voir la z&#xe9;brure de ma
puissance n&apos;est pas vraiment chose &#xe0; craindre m&#xea;me si bien s&#xfb;r c&apos;est
terrifiant. Et aujourd&apos;hui, je ne sais pas quel jour de ce beau mois
d&apos;ao&#xfb;t de la cinqui&#xe8;me ann&#xe9;e apr&#xe8;s les trois z&#xe9;ros, j&apos;&#xe9;cris d&apos;une main
si s&#xfb;re que c&apos;est comme de la calligraphie. Me voil&#xe0; devenue japonaise.
Vive. Ardente. Nue. Lit.&lt;/font&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 17 Aug 2005 09:44:00 GMT</pubDate></item><item><title>NOTRE LA-BAS SECRET</title><dc:creator>frederika</dc:creator><link>http://frederika.canalblog.com/archives/2005/08/09/711996.html</link><comments>http://frederika.canalblog.com/archives/2005/08/09/711996.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://frederika.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/711996/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://frederika.canalblog.com/archives/2005/08/09/711996.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/Agoty_ange_blog.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;329&quot; height=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/t-Agoty_ange_blog.jpg&quot; alt=&quot;agoty_ange_blog&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Jacques Fabien Gautier d&apos;Agoty&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/d_Agoty_enfantement_blog.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;306&quot; height=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/t-d_Agoty_enfantement_blog.jpg&quot; alt=&quot;d_agoty_enfantement_blog&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Jacques Fabien Gautier d&apos;Agoty&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/Nijinski_Faune.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;288&quot; height=&quot;350&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/t-Nijinski_Faune.jpg&quot; alt=&quot;nijinski_faune&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nijinski, &lt;em&gt;L&apos;apr&#xe8;s-midi d&apos;un faune&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; color=&quot;#003399&quot;&gt;L&apos;important
ce n&apos;est pas l&#xe0; o&#xf9; on va, c&apos;est ce qu&apos;on en ram&#xe8;ne. Et ce qu&apos;on en
ram&#xe8;ne bien s&#xfb;r d&#xe9;pend du bon choix de la destination, choix se
mesurant non&amp;nbsp; pas &#xe0; la recherche de l&apos;exotisme, de la distance,
mais aux besoins imm&#xe9;diats, du moment. Je crois que pour nous ce qui
compte c&apos;est de partir et d&apos;aller l&#xe0; o&#xf9; il y a de la mer. C&apos;est ainsi
que partis tout pr&#xe8;s, nous nous sommes retrouv&#xe9;s tr&#xe8;s loin, pour nous
retrouver nous-m&#xea;me, chacun et ensemble. Quittant tout ce qui
encombrait, la g&#xea;ne, le parasitisme. Allant, sur son conseil, suivi
parce que correspondant aux besoins comme &#xe0; l&apos;envie du moment, trouver
pour moi une nouvelle mer, chose pas &#xe9;vidente pour moi si attach&#xe9;e &#xe0; ma
mer primitive, la toute petite. Et l&#xe0; quand je dis &amp;quot;petite&amp;quot;, cela me
concerne moi autant qu&apos;elle. Nouvelle mer donc bien appr&#xe9;hend&#xe9;e cette
fois car je me disais, en chemin vers elle, que l&apos;eau c&apos;est toujours
l&apos;eau, o&#xf9; qu&apos;elle soit. Et si j&apos;ai pu me dire cela c&apos;est gr&#xe2;ce &#xe0; la
phrase de Ma&#xee;tre D&#xf4;gen, ma nouvelle passion, nouvelle vision...,
(lecture propos&#xe9;e par un nouvel et invisible ami), disant que ce n&apos;est
pas, comme le croient les imb&#xe9;ciles c&apos;est-&#xe0;-dire le plus grand
nombre,&amp;nbsp; l&apos;eau qui se trouve dans les mers, les fleuves, les
rivi&#xe8;res mais que c&apos;est dans l&apos;eau que se forment fleuves, mers...
Basculement int&#xe9;gral, ravissement au sens premier du terme.&lt;br /&gt;Et
l&#xe0;-bas j&apos;aimais chaque matin avant de quitter la jolie chambre blanche,
lumineuse, (ah! la lumi&#xe8;re de cet endroit o&#xf9; l&apos;on baigne tout le temps
dans le ciel si pr&#xe9;sent), ranger les algues, bien les cacher durant mon
absence, les algues mises &#xe0; s&#xe9;cher, et le soir, en rentrant, de les
d&#xe9;baller pour les remettre &#xe0; l&apos;air amoureusement. Je ne sais pas
pourquoi dans le fond j&apos;avais ce besoin de cacher les algues quand nous
n&apos;y &#xe9;tions pas... Et j&apos;ai commenc&#xe9; alors &#xe0; faire durant ce voyage, tout
ce que mon amant me demandait. De bonne gr&#xe2;ce et tout de suite. Comme
de me d&#xe9;culotter devant l&apos;&#xe9;glise du village alors qu&apos;il n&apos;&#xe9;tait que
vingt heures...&lt;br /&gt;Et puis dimanche matin Philippe Bl., bien-aim&#xe9;,
m&apos;appelant tout serein de son endroit aussi fabuleux de vacances, &#xe0; qui
j&apos;ai dit nos promenades dans les dunes, s&apos;est exclam&#xe9;, sans que j&apos;aie
eu besoin de lui faire un dessin, cette phrase que j&apos;adore:&amp;quot;Ah! la
dune! La dune &#xe9;pouse le corps. Et le corps &#xe9;pouse la dune.&amp;quot;&lt;br /&gt;Voil&#xe0; &#xe0;
quoi on a jou&#xe9;. Magnifiquement travaill&#xe9;. Et mon Fred si fatigu&#xe9; avant
de partir, trop longtemps emp&#xea;ch&#xe9; de cr&#xe9;er, s&apos;est mis &#xe0; faire des
photos superbes pour son film. C&apos;&#xe9;tait un r&#xe9;gal de le voir chaque matin
prendre son appareil.&lt;br /&gt;L&#xe0;-bas on a fait l&apos;amour tout le temps et
d&apos;une mani&#xe8;re touchant la perfection je dois dire. O&#xf9; l&apos;&#xe9;lan
contemplatif et fusionnel, jouissance Autre, &#xe9;tait concommitant aux
&#xe9;bats de pur d&#xe9;sir, d&#xe9;chirure et souveraine honte.&lt;br /&gt;Nos h&#xf4;tes aussi &#xe9;taient charmants.&lt;br /&gt;Je
prends bien soin maintenant de mon bien-aim&#xe9;. C&apos;est l&#xe0; ma t&#xe2;che
essentielle. C&apos;est &#xe9;trange parce que l&apos;&#xe9;criture, en apparence venant en
second plan dans mon organisation quotidienne maintenant, y trouve
paradoxalement sa place premi&#xe8;re, je veux dire celle lui convenant le
plus parfaitement. Je suis une vraie petite m&#xe8;re. C&apos;est extr&#xea;mement
beau et riche &#xe0; vivre. Dimanche matin, je m&apos;&#xe9;tais fait rien qu&apos;&#xe0;
moi-m&#xea;me cette r&#xe9;flexion. Et l&apos;apr&#xe8;s-midi, en ballade, F. m&apos;a dit:
&amp;quot;Quand on demand&#xe9; &#xe0; Truffaut s&apos;il y avait, dans &lt;em&gt;Jules et Jim&lt;/em&gt;,
une exp&#xe9;rience personnelle, il a r&#xe9;pondu qu&apos;il a fait ce film pour
faire plaisir &#xe0; sa m&#xe8;re.&amp;quot; Voil&#xe0;, il n&apos;y a rien &#xe0; ajouter de plus &#xe0; ce
sujet. Pour le moment.&lt;br /&gt;Nous ne faisons plus maintenant que r&#xea;ver &#xe0;
la maisonnette o&#xf9; ne nous n&apos;avons pas log&#xe9; encore, d&#xe9;couverte l&#xe0;-bas au
fond du jardin.&lt;br /&gt;J&apos;en ai rapport&#xe9; 7 pages magnifiques de mon roman.
Et ce n&apos;est encore qu&apos;un d&#xe9;but! Et F. de nouvelles s&#xe9;quences
magnifiques de film. Et la musique est en chemin, je crois bien.&lt;br /&gt;Ce
matin, j&apos;ai travaill&#xe9; Ma&#xee;tre D&#xf4;gen. Dans lequel j&apos;ai vu que dans le
rapport maitre/disciple l&apos;on peut voir le secret de la vision. La
vision &#xe9;tant dans la vie la chose essentielle. D&apos;elle, tout d&#xe9;pend.&lt;/font&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 09 Aug 2005 09:15:00 GMT</pubDate></item><item><title>LE RETOUR DE LA OU L&apos;ON NE REVIENT PAS</title><dc:creator>frederika</dc:creator><link>http://frederika.canalblog.com/archives/2005/07/13/651058.html</link><comments>http://frederika.canalblog.com/archives/2005/07/13/651058.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://frederika.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/651058/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://frederika.canalblog.com/archives/2005/07/13/651058.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/Trait__de_musique_grec1.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; alt=&quot;trait__de_musique_grec1&quot; src=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/t-Trait__de_musique_grec1.jpg&quot; width=&quot;365&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trait&#xe9; de musique grec, papyrus&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/fassbinderschygulla.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;319&quot; alt=&quot;fassbinderschygulla&quot; src=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/t-fassbinderschygulla.jpg&quot; width=&quot;416&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Rainer Werner Fassbinder, Hanna Schygulla&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#003399&quot;&gt;Juste apr&#xe8;s avoir senti, il y a de cela quelques ann&#xe9;es, &amp;quot;dans une autre vie&amp;quot; comme le dit souvent John Le Carr&#xe9;, qu&apos;on ne pouvait plus le voir, mon angoisse se formulait comme &#xe7;a: &lt;em&gt;plus d&apos;impr&#xe9;vu d&#xe9;sormais dans mes nuits&lt;/em&gt;. Sans doute parce qu&apos;avec Phil les rendez-vous se prenaient toujours au dernier moment, de pr&#xe9;f&#xe9;rence quand &#xe9;tait d&#xe9;j&#xe0; bien avanc&#xe9;e la nuit. Et j&apos;avais pris l&apos;habitude, au fil des mois, d&apos;&#xea;tre r&#xe9;veill&#xe9;e par la sonnerie du t&#xe9;l&#xe9;phone. Phil de la Nuit. L&apos;impr&#xe9;vu, ou peut-&#xea;tre pas, c&apos;est que je l&apos;ai revu, bien revu oui l&apos;autre soir... On s&apos;est dit alors que nous savions que nous allions un jour nous revoir, restait &#xe0; en trouver la modalit&#xe9;. Et c&apos;est Fred qui par le travail l&apos;a trouv&#xe9;e.&lt;br /&gt;Je suis incapable de savoir ce qui me lie &#xe0; lui. Ce qui lie Fred et lui. Peut-&#xea;tre parce que lui seul &#xe0; ma connaissance est capable dans un bar &#xe0; trois heures du matin de vous inviter &#xe0; danser sur de la musique qu&apos;on n&apos;aime pas mais on s&apos;en fout dit-il, une danse tr&#xe8;s serr&#xe9;e. Tellement &#xe9;rotique. Et si peu sexuelle &#xe0; la fois. Vraiment &#xe9;trange. C&apos;est peut-&#xea;tre &#xe7;a le secret de ce qui peut se passer entre nous. S&#xe9;duction &#xe9;pur&#xe9;e. Et lui seul sait si bien envelopper sans vous d&#xe9;vorer. &lt;em&gt;Mes Sonnets&lt;/em&gt;, cette histoire..., me reviennent en t&#xea;te. Avant-hier dans ses bras, je lui ai dit: &amp;quot;Tu es un d&#xe9;mon.&amp;quot; Il en fut &#xe9;tonn&#xe9;. &amp;quot;Comment moi, un d&#xe9;mon? Avec la t&#xea;te que j&apos;ai?&amp;quot; &amp;quot;Et oui toi justement avec ta t&#xea;te d&apos;ange.&amp;quot; &amp;quot;Ah oui bien s&#xfb;r, je comprends!&amp;quot; dit-il en se collant encore un peu plus.&lt;br /&gt;Je peux lire enfin le &lt;em&gt;Nietzsche &lt;/em&gt;de Lou Salom&#xe9;. Merveille des merveilles. Un d&#xe9;veloppement alerte et concis, magistral, de l&apos;intrication volupt&#xe9;-cruaut&#xe9;-religieux, par le circuit mental de Nietzsche retra&#xe7;ant, &#xe0; partir de la polymorphie des pulsions contradictoires, la scission entre la pens&#xe9;e et la passion, la domination de l&apos;une par l&apos;autre, avec le d&#xe9;doublement du soi, et la hi&#xe9;rarchisation qui s&apos;&#xe9;tablit, pens&#xe9;e sup&#xe9;rieure et d&#xe8;s lors se fait l&apos;entr&#xe9;e du religieux... Comment l&apos;on ne peut avancer qu&apos;en se d&#xe9;truisant, comment le d&#xe9;sir a partie li&#xe9;e avec la destruction. In&#xe9;vitablement. Comment maladie et sant&#xe9; se font l&apos;une par l&apos;autre. &lt;br /&gt;Faire de la philosophie c&apos;est un chant sans m&#xe9;lodie, dit Deleuze. J&apos;ai toujours remarqu&#xe9; cette accointance entre la philosophie et la musique. Les meilleurs philosophes ont toujours voulu &#xea;tre aussi musiciens, jamais l&apos;inverse. Les meilleurs philosophes, comme Nietzsche, Wittgenstein, ont souffert de maux physiques terribles. J&apos;y vois l&#xe0; l&apos;action de la musique sans la musique, le sacrifice de la musique. La musique o&#xf9; seules peuvent exulter ensemble toutes les pulsions contradictoires, hors de la r&#xe9;flexion, sans doute au coeur matriciel de la pure pens&#xe9;e. J&apos;&#xe9;coute avec bonheur des concertos et sonates pour luth de Vivaldi, Handel, Kohaut. Cela m&apos;inspire beaucoup pour mon roman. Maintenant quand j&apos;&#xe9;coute de la musique, je pense &#xe0; ce qu&apos;a dit un ami musicien sur la musique polyphonique et cette vision, de musicien, me fait mieux entrer encore dans la musique. Avant elle me serrait fort, me p&#xe9;n&#xe9;trait pour m&apos;emporter. Maintenant, non seulement il y a ces effets-l&#xe0; mais une intimit&#xe9; plus t&#xe9;nue et solide &#xe0; la fois. Quelque chose proche de ce qui me vient avant les mots, quand j&apos;&#xe9;cris... Au-del&#xe0; des couleurs, des &#xe9;motions, des sensations. Une &#xe9;pure, et pour moi c&apos;est les mots, leurs tr&#xe8;s myst&#xe9;rieux nids. Musique et mots tr&#xe8;s proches, comme avant dans la trag&#xe9;die grecque. Et bien avant aussi.&lt;br /&gt;Mon petit journal secret avance. C&apos;est de la folie de n&apos;y relater que ce qui se passe dans un r&#xe9;seau tr&#xe8;s &#xe9;troit de personnes. Non seulement comme si le monde autour n&apos;existait pas mais, et c&apos;est ce qui est encore plus fou, comme si ces personnes ne vivaient que ce qui s&apos;y passe, l&#xe0;... Une &#xe9;pure, encore.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/Psaumes_grecs.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 13 Jul 2005 16:49:45 GMT</pubDate></item><item><title>VERS...</title><dc:creator>frederika</dc:creator><link>http://frederika.canalblog.com/archives/2005/07/06/633083.html</link><comments>http://frederika.canalblog.com/archives/2005/07/06/633083.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://frederika.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/633083/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://frederika.canalblog.com/archives/2005/07/06/633083.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/le_rideau_de_fusuma.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/t-le_rideau_de_fusuma.jpg&quot; alt=&quot;le_rideau_de_fusuma&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Tatsumi Kumashiro, &lt;em&gt;Le rideau de Fusuma&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/Roublev_Fillette1.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;260&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/t-Roublev_Fillette1.jpg&quot; alt=&quot;roublev_fillette1&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Andrei Tarkovski&lt;em&gt;, Andrei Roubleev&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; color=&quot;#003399&quot;&gt;Inutile de vouloir se retrouver tel qu&apos;on &#xe9;tait, avant. Avant une brisure. Elle est faite pour se retrouver diff&#xe9;rent. D&#xe8;s lors, que c&apos;est su, vivre cette sorte de flou, &#xe9;parpillement d&apos;&#xea;tre, en fait pr&#xe9;cision plus grande dans des tonalit&#xe9;s plus basses et plus hautes, intensit&#xe9; vive, sans plus attendre d&apos;impossibles retrouvailles avec un moi fan&#xe9;, perdu, viennent plus pures les sensations de la nouvelle modalit&#xe9; d&apos;&#xea;tre. Davantage de folie qu&apos;avant? Non, mais... inchang&#xe9;e, de ne plus c&#xf4;toyer ni se battre avec une rationalit&#xe9;, toujours chercher &#xe0; tout expliquer, r&#xe9;sidu des peurs &#xe0; mettre des pseudo-concepts sur ce qui fait jouir et effraye, elle excelle maintenant &#xe0; se d&#xe9;ployer dans sa puret&#xe9;.&lt;br /&gt;Vivre avec en soi la fragilit&#xe9;, la proximit&#xe9; du chaos et des destructions possibles, maintenant que... Est-ce que c&apos;est &#xe7;a l&apos;&#xe9;ternelle jeunesse? Son secret.&lt;br /&gt;J&apos;ai le projet d&apos;ouvrir un nouveau journal intime, tr&#xe8;s secret, sans en divulguer l&apos;adresse, adress&#xe9; seulement &#xe0; celui qui par hasard le trouverait.&lt;br /&gt;J&apos;y &#xe9;crirai diff&#xe9;remment.&lt;br /&gt;Je peux &#xe9;crire sur tous les modes qui me plaisent, ceux &#xe0; inventer. Je laisse aux autres les modes &#xe9;vent&#xe9;s, ils y excellent, eux qui se repaissent des saveurs rances. A eux le succ&#xe8;s. A moi le secret.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je devrais d&#xe9;velopper mes possibilit&#xe9;s m&#xe9;diumniques. Ces jours derniers se sont produites deux nouvelles &amp;quot;sensations-d&#xe9;ductions&amp;quot; par rapport &#xe0; des choses arriv&#xe9;es &#xe0; des amis qui ne m&apos;en avaient rien dit et que je n&apos;avais m&#xea;me pas vus. L&apos;une d&apos;elle fut pr&#xe9;cise, une petite maladie d&apos;un certain, mais l&apos;autre non, c&apos;est pourquoi je dis qu&apos;il faudrait travailler &#xe7;a. Parfois, comme &#xe7;a, les messages m&apos;arrivent comme si c&apos;&#xe9;tait moi qui les pensais, quand c&apos;est l&apos;autre qui le pense. J&apos;entends un &amp;quot;je&amp;quot; dans ma t&#xea;te, qui d&#xe9;veloppe une phrase, sans que cela ne corresponde &#xe0; ma personne, et j&apos;en suis &#xe9;tonn&#xe9;e. Et pour cause, c&apos;est l&apos;autre qui le pense. Devrais-je rencontrer un sorcier-instructeur?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n&apos;irai pas voir la mer tr&#xe8;s bleue mais l&apos;oc&#xe9;an bien agit&#xe9;. Et au fond des yeux de cet oc&#xe9;an d&apos;une couleur... ind&#xe9;finissable, comme mon d&#xe9;sormais v&#xe9;cu actuel non rationnalisable, je verrai le cyclone d&apos;une passion, bien verte.&lt;br /&gt;Ecrire c&apos;est prendre en bouche le phallus. De l&#xe0; &#xe0; dire que les fellations sont mon m&#xe9;tier il n&apos;y a qu&apos;un pas.&lt;/font&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 06 Jul 2005 15:21:48 GMT</pubDate></item><item><title>ET LA DANSE VIENT DU...</title><dc:creator>frederika</dc:creator><link>http://frederika.canalblog.com/archives/2005/06/24/598658.html</link><comments>http://frederika.canalblog.com/archives/2005/06/24/598658.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://frederika.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/598658/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://frederika.canalblog.com/archives/2005/06/24/598658.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/02Li1h.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;429&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/t-02Li1h.jpg&quot; alt=&quot;02li1h&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/Fassbinder_Schygulla1.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;260&quot; height=&quot;319&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/t-Fassbinder_Schygulla1.jpg&quot; alt=&quot;fassbinder_schygulla1&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Fassbinder_Schygulla&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; color=&quot;#000099&quot;&gt;Un quart de si&#xe8;cle plus tard il l&apos;a retrouv&#xe9;e. Le temps n&apos;&#xe9;tait pas pass&#xe9; sur eux, ils se coulaient dans le temps, et le temps d&#xe8;s lors en eux, ne laissait pas de traces. Les traces c&apos;est ce qui est mort, pas ce qui est dedans et vivant. Il n&apos;eut pas besoin de lui dire je te veux. Et m&#xea;me les yeux n&apos;exprimaient pas l&apos;affirmation d&apos;un vouloir. Il la prit &#xe0; l&apos;angle d&apos;un obscur couloir. Debout, comme les humains, parfois.&lt;br /&gt;Je ne peux plus revenir &#xe0; moi, rentrer de nouveau dans mon corps ne peut se faire qu&apos;en changeant de corps maintenant. On a &#xe9;crit des histoires de vampires, de revenants pour se faire peur, pour que cette peur masque une peur bien plus grande encore face &#xe0; ce qui existe vraiment. Existe ma soumission. Au-del&#xe0; de l&apos;amour et de la peur j&apos;ai rencontr&#xe9; un gar&#xe7;on.&lt;br /&gt;Cent cinquante ans plus tard ils se sont aim&#xe9;s encore. Corps &#xe0; corps, cerveau &#xe0; cerveau, sexes &#xe9;chang&#xe9;s&amp;nbsp; &amp;nbsp; fondus&amp;nbsp; mouill&#xe9;s&amp;nbsp; &amp;nbsp; liqu&#xe9;fi&#xe9;s. Je n&apos;est jamais qu&apos;un peut-&#xea;tre. Je peux t&apos;&#xea;tre; je l&apos;ai &#xe9;crit quand j&apos;avais dix-sept ans sur mon paquet de Marlboro, je fumais des Camel mais ce jour-l&#xe0; c&apos;&#xe9;tait des Marlboro j&apos;en suis s&#xfb;re parce que je me vois &#xe9;crire cette phrase sur le blanc encadr&#xe9; de rouge. Et cette phrase je l&apos;ai &#xe9;crite encore l&apos;autre jour dans mon roman. Romanci&#xe8;re s&apos;est fait pendre. Sur la corde &#xe0; linge des buanderies des sales humains. Elle s&apos;en fout maintenant qu&apos;elle s&apos;est faite chair.&lt;br /&gt;Destin&#xe9;e &#xe0; revisiter les relations entre les hommes, mais Pierre Daguin m&apos;a dit justement c&apos;est parce que, &#xe9;crivain, c&apos;est l&#xe0; o&#xf9; tu excelles et ce que tu &#xe9;cris, que dans la vie tu es d&#xe9;cal&#xe9;e, et j&apos;en suis si na&#xef;ve. Fred nous a photographi&#xe9;s l&apos;autre jour regardant nos t&#xe9;l&#xe9;phones mais sur la photo on ne voit pas les t&#xe9;l&#xe9;phones et &#xe0; voir ces visages &#xe9;mus, attendris, on se demande de quoi il retourne vraiment. On ne sait jamais dans la vie vraiment de quoi on parle. Le mieux serait de se taire et de se toucher. Klossowski a comme &#xe7;a une vision tr&#xe8;s cannibalesque des mots et des &#xe2;mes, qui dit-il, ne cherchent qu&apos;&#xe0; se manger entre elles, par del&#xe0; l&apos;impossibilit&#xe9; que dressent les corps et les mots servent &#xe0; la fois &#xe0; se manger, quand on se parle, et aussi &#xe0; s&apos;en d&#xe9;fendre, s&apos;en pr&#xe9;munir. Moi je n&apos;ai pas pu l&apos;autre jour dire ma joie au chirurgien qui venait de finir son travail, alors les larmes ont coul&#xe9;. Bien s&#xfb;r, il en &#xe9;tait &#xe9;tonn&#xe9;. Quelques minutes plus tard, quand je suis revenue de mon &#xe9;vanouissement, car bien s&#xfb;r je me suis &#xe9;vanouie, il m&apos;a dit d&apos;aller manger une glace. Et Philippe B. &#xe0; qui j&apos;ai racont&#xe9; tout &#xe7;a, lui qui m&apos;a toujours appel&#xe9;e pour me suivre, &amp;quot;docteur Blondez&amp;quot;, m&apos;a fait voir par sa plaisanterie &#xe0; quel point je pouvais &#xea;tre enfantine. Et mille ans plus tard, je suis revenue sur les lieux de ma prime enfance. J&apos;ai vu alors ce que je n&apos;avais jamais vu, voulu oubli&#xe9; de toutes pi&#xe8;ces pour ne pas &#xea;tre idol&#xe2;tre, mais &#xe0; trop vouloir &#xea;tre non idol&#xe2;tre on le devient, mieux vaut donc ne pas le refouler, et j&apos;ai vu, de l&apos;or : le soleil, et de la soie chaude et trop douce pour mon palais : la terre et le ciel r&#xe9;unis, le bas comme le haut, et voil&#xe0; pourquoi je n&apos;ai pas le sens de l&apos;orientation mais celui de l&apos;espace et ce n&apos;est pas seulement parce que je suis une femme. J&apos;en ai marre qu&apos;on me bassine avec &#xe7;a chaque fois que je parle de mon absence de sens de l&apos;orientation. Le ciel et la terre r&#xe9;unis je dis. La mer. La mer qui a donn&#xe9; la musique aux humains. &lt;br /&gt;La mer, mouvement perp&#xe9;tuel. &lt;br /&gt;La musique vient de la danse et la danse vient du malheur...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 24 Jun 2005 09:35:05 GMT</pubDate></item><item><title>LA MAGICIENNE</title><dc:creator>frederika</dc:creator><link>http://frederika.canalblog.com/archives/2005/06/09/560774.html</link><comments>http://frederika.canalblog.com/archives/2005/06/09/560774.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://frederika.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/560774/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://frederika.canalblog.com/archives/2005/06/09/560774.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/wilde3.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;150&quot; height=&quot;184&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/t-wilde3.jpg&quot; alt=&quot;wilde3&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Oscar WILDE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/Lee_Miller_Lib_ration_de_Dachau.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;295&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/t-Lee_Miller_Lib_ration_de_Dachau.jpg&quot; alt=&quot;lee_miller_lib_ration_de_dachau&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Lib&#xe9;ration de Dachau. Photo: Lee Miller&lt;br /&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/Woof_Freund.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;360&quot; height=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/t-Woof_Freund.jpg&quot; alt=&quot;woof_freund&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Virginia&amp;nbsp; Woolf. Photo: Gis&#xe8;le Freund&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; color=&quot;#0033cc&quot;&gt;&lt;br /&gt;Pour mon meilleur ami j&apos;ai pris des bas noirs et des porte-jarretelles, ce n&apos;est pas pour lui, j&apos;ai achet&#xe9; &#xe7;a parce qu&apos;il avait envie de les offrir &#xe0; d&apos;autres, aux autres, &#xe0; l&apos;Autre. Il ne m&apos;avait pas dit clairement qu&apos;il voulait faire &#xe7;a, l&apos;ayant laiss&#xe9; clairement entendre. Une charmante amie m&apos;a offert une anthologie de po&#xe9;sie japonaise, et cela tombe &#xe0; pic, j&apos;en avais envie. Au travers des si&#xe8;cles, et l&apos;&#xe9;criture est venue relativement tard, la po&#xe9;sie japonaise reste troublante d&apos;apparente simplicit&#xe9;. Aucune psychologie m&#xe9;taphysique ou pas, un &#xe9;lan et des troubles directs qui chavirent le coeur, comme si toute la t&#xea;te et tout le corps devenaient coeur aussi. Une sensualit&#xe9; de chaque seconde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu &#xe0; peu, je reviens &#xe0; mon travail, mon &#xe9;criture de vie... L&apos;autre jour, la violente averse sur les feuillages touffus, les pieds tremp&#xe9;s dans les sandales, avec les senteurs des &#xe9;pices, je me croyais en Asie. L&apos;angoisse au fond de moi est maintenant tapie comme une araign&#xe9;e qui attend son heure pour partir d&#xe9;finitivement. L&apos;angoisse de mort est la plus simple, l&apos;on peut dire que c&apos;est la simplicit&#xe9; m&#xea;me. Quand on est revenu du d&#xe9;sir. Angoisse et jouissance sont les deux seuls champs &#xe0; procurer le sentiment de la Certitude. La certitude est quelque chose de tr&#xe8;s difficilement supportable... L&apos;incertitude par contre du d&#xe9;sir, bien que ce soit facteur de troubles, est rassurante. Et la Princesse Awata a &#xe9;crit:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;strong&gt;J&apos;attendrai la lune&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Pour revenir &#xe0; la maison&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; L&apos;orange rouge&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Piqu&#xe9;e dans mes cheveux&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Sera visible &#xe0; sa lumi&#xe8;re.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous savons qu&apos;elle est morte en 764. &lt;br /&gt;Comme j&apos;aime ma solitude et ce que j&apos;&#xe9;cris! D&apos;un amour trop violent, passionnel, qui pour une fois, me paya directement de retour pour me faire tomber, exalter, dans une angoisse qui aurait pu &#xea;tre mortelle... Ono no Komachi, po&#xe9;tesse connue pour son talent, sa beaut&#xe9; et sa vie sentimentale malheureuse, a v&#xe9;cu au 9&#xe8;me si&#xe8;cle. Ce petit po&#xe8;me, et la po&#xe9;sie japonaise affectionne la forme br&#xe8;ve, est d&apos;elle:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;strong&gt;La pluie du printemps&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Tombe d&apos;abondance dans les marais&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Sans aucun bruit.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Ainsi ne sont connues de mon aim&#xe9;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Les larmes dont j&apos;inonde ma manche.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les photos de Pierre Molinier, vues avant-hier, sont en vrai toutes petites. Et frappantes. On sent le mec, qui est l&#xe0;, vivant. Ses poses ne sont pas des poses, et son masque n&apos;est pas un masque. Mais des voiles par lesquels le monde invisible se montre &#xe0; nous. Il l&apos;a p&#xe9;tri pour nous, ce monde, pour lui-m&#xea;me d&apos;abord &lt;em&gt;en m&#xea;me temps&lt;/em&gt; que pour nous, l&#xe0; est le secret de l&apos;art.... J&apos;&#xe9;cris pour ceux qui peuvent comprendre et ceux qui peuvent comprendre sont ceux qui savent qu&apos;il ne faut pas chercher &#xe0; comprendre, ils n&apos;en ont d&apos;ailleurs ni le temps ni l&apos;envie. Vivre est trop accaparant pour autre chose. Si les gens &#xe9;taient vraiment vivants, s&apos;ils s&apos;occupaient exclusivent du m&#xe9;tier de la vie, ils n&apos;auraient pas le temps de faire leurs saloperies, de faire chier le monde. Mais penser cela n&apos;est peut-&#xea;tre qu&apos;une na&#xef;vet&#xe9; de plus de ma part... Le mal mauvais est sans raison, lui chercher des raisons c&apos;est tenter de le justifier. Et si on cherche &#xe0; le justifier c&apos;est pour tenter de garder intact et pur ce qui ne peut pas l&apos;&#xea;tre. Ma haine de la haine cause chez moi cette inclination. Que maintenant je dois combattre. Ma misanthropie de toujours m&apos;y aidera. Sans venin ni crachat. Je n&apos;aime que les venins et les crachats d&apos;amour, compisser est aussi un acte d&apos;amour. Me m&#xea;ler au monde avec ma po&#xe9;sie pour seule arme.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 09 Jun 2005 09:37:04 GMT</pubDate></item><item><title>MON ENFER</title><dc:creator>frederika</dc:creator><link>http://frederika.canalblog.com/archives/2005/06/07/555260.html</link><comments>http://frederika.canalblog.com/archives/2005/06/07/555260.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://frederika.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/555260/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://frederika.canalblog.com/archives/2005/06/07/555260.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/molinier_visage.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;277&quot; height=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/t-molinier_visage.jpg&quot; alt=&quot;molinier_visage&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pierre Molinier&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; color=&quot;#0033cc&quot;&gt;C&apos;est la deuxi&#xe8;me fois que, lisant mon &#xe9;criture, au sujet de l&apos;art, quelqu&apos;un pense que je suis un homme. Cela arrive souvent, au d&#xe9;but. Fred artiste et moi &#xe9;crivain, les deux sexes, &#xe7;a se m&#xe9;lange. Et les gens pensent &#xe0; toutes les solutions (certains m&#xea;mes vont jusqu&apos;&#xe0; la transsexualit&#xe9;), sauf &#xe0; la plus simple, la plus &#xe9;vidente. Et m&#xea;me si on d&#xe9;ment, ils y croient encore; le fantasme &#xe9;tant tout-puissant. Cela prouve que la relation Fred/Frederika n&apos;est pas &#xe9;vidente, pas &#xe9;vidente dans le sens de la norme, de la convention. Mon double, mon fr&#xe8;re jumeau, moi-m&#xea;me, en m&#xea;me temps que l&apos;Alt&#xe9;rit&#xe9; absolue.&lt;br /&gt;Identit&#xe9;, coupure, peur de se perdre. La division en soi. Au fond, peut-&#xea;tre que l&apos;angoisse de la mort est aussi la figure sous laquelle se pr&#xe9;sente &#xe0; soi l&apos;irr&#xe9;ductible distance entre soi et soi.&lt;br /&gt;Mais... quand on fait l&apos;amour, cette distance entre soi et soi devient, pour un temps, absolument paradisiaque, comme si l&apos;enfer, soudain, &#xe9;tait apprivois&#xe9;.&lt;br /&gt;Je me remets tout doucement de ma blessure... Peur encore un peu.&lt;br /&gt;Cet apr&#xe8;s-midi visite de l&apos;expo Pierre Molinier. Se gu&#xe9;rir de l&apos;avanie du monde par les chamanes. L&apos;art est chamanique ou n&apos;est pas. Duchamp dit que c&apos;est le seul domaine &#xe0; faire sortir de l&apos;animalit&#xe9; parce que lui seul permet de vivre hors de l&apos;espace et hors du temps. Eh bien, chamane, c&apos;est &#xe7;a.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 07 Jun 2005 10:01:57 GMT</pubDate></item><item><title>Quand Croire c&apos;est Vivre</title><dc:creator>frederika</dc:creator><link>http://frederika.canalblog.com/archives/2005/06/03/545396.html</link><comments>http://frederika.canalblog.com/archives/2005/06/03/545396.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://frederika.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/545396/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://frederika.canalblog.com/archives/2005/06/03/545396.html</guid><description>&amp;nbsp; &lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/Mikhailov_Untitled.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;309&quot; height=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/t-Mikhailov_Untitled.jpg&quot; alt=&quot;mikhailov_untitled&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Mikhailov, &lt;em&gt;Untitled&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; color=&quot;#003399&quot;&gt;Maintenant
se reprendre. Reprendre le &amp;quot;maintenant&amp;quot;. Mais pourquoi? Le
&amp;quot;maintenant&amp;quot;, avait-il &#xe9;t&#xe9; quitt&#xe9;? Non. Quinze jours durant, les quinze
derniers jours, la vie n&apos;a pas &#xe9;t&#xe9; quitt&#xe9;e, je n&apos;&#xe9;tais pas hors de la
vie mais dans la vie confondue avec sa destruction. Doigts habiles de
chirurgien et t&#xea;te d&apos;humain tordue et affreuse, il m&apos;a dit: vous allez
&#xea;tre d&#xe9;figur&#xe9;e. Et voulais-je alors me tuer? Oui mais je ne savais pas
comment. Il ment, il a menti, ne pas le ha&#xef;r, de toute mani&#xe8;re la
vengeance n&apos;est-ce pas est un plat qui se mange froid. Et la froideur
il la mangera, peur blanche. Moi maintenant, nourrie par le
contre-poison de ma doctoresse, je mange des mots latins pour m&apos;en
gu&#xe9;rir. La m&#xe8;re est africaine. Elle m&#xe9;lange la force de la savane aux
mots latins, elle est mienne... Il a menti pour de l&apos;argent. Je
n&apos;arrive jamais bien &#xe0; comprendre comment on peut faire des choses pour
de l&apos;argent, cela me d&#xe9;passe compl&#xe8;tement. J&apos;y cherche toujours
d&apos;autres motifs, sadisme mal plac&#xe9;, rancoeur, ressentiment... mauvaises
pulsions. Non, a dit la doctoresse, ne cherchez pas pourquoi, c&apos;est
pour l&apos;argent. Et moi qui ne fais rien pour de l&apos;argent, &#xe9;videmment,
j&apos;ai beaucoup de mal &#xe0; comprendre. Ne plus chercher &#xe0; comprendre, voil&#xe0;
ce que j&apos;apprends, et c&apos;est bien.&lt;br /&gt;Je n&apos;oublierai pas mes amis qui
m&apos;ont soutenue chacun &#xe0; leur mani&#xe8;re, chaque mani&#xe8;re belle et compl&#xe8;te.
Et Fred qui avant-hier soir, pour arr&#xea;ter ce d&#xe9;lire&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; color=&quot;#003399&quot;&gt; o&#xf9; le supp&#xf4;t de Mammon m&apos;avait fait entrer,&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; color=&quot;#003399&quot;&gt;
apr&#xe8;s des jours et des jours de sa patience envers moi infinie, a voulu
tout casser dans la maison, a jet&#xe9; en l&apos;air table et chaises,
cendriers, pots de fleurs, &#xe9;cras&#xe9; le m&#xe9;got sur le table et m&apos;a dit
qu&apos;il allait s&apos;en aller. &amp;quot;Il faut que tu aies peur de moi, plus de
toi&amp;quot;, a-t-il dit et &#xe7;a a march&#xe9;. Oui dans le fond c&apos;est de moi, plus
que moi, mon &#xea;tre qui m&apos;&#xe9;chappe et qui me fait, dont j&apos;avais peur. Peur
obsessionnelle qui m&apos;avait fait abandonner tout le reste, non pas le
reste en v&#xe9;rit&#xe9; mais ma vraie vie, et alors toutes les choses que
j&apos;aimais le plus au monde, celles qui d&apos;habitude me consolaient, me
devenaient les plus cruelles. Elles m&apos;&#xe9;taient promises comme interdites
et cela me mor-ti-fiait.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Avant, avant, j&apos;&#xe9;tais si bien... La
jouissance, pourquoi au fond est-elle si insoutenable? Plus de phobies
pour m&apos;en prot&#xe9;ger, &#xe0; deux pas de la chose-que-j&apos;ai-toujours voulue.
C&apos;&#xe9;tait bien, tu es bonne, tu es un bon &#xe9;crivain. Vivre des choses pour
&#xe9;crire et &#xe9;crire pour les vivre. Maintenant me reprendre. Avec en moi
cet &#xe9;tat-limite, d&apos;&#xea;tre &#xe0; deux pas de &lt;em&gt;la chose-que-j&apos;ai-toujours voulue&lt;/em&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mesurez
combien les mots peuvent faire mal. Ils ont un impact comme un coup
physique &#xe9;norme balanc&#xe9; sur votre t&#xea;te. Et pour s&apos;en gu&#xe9;rir, il faut du
temps, m&#xea;me avec les meilleurs soins. C&apos;est comme une blessure
physique. Il faut alors d&apos;autres mots, contre-poison, pour an&#xe9;antir
l&apos;effet des mots qui ont bless&#xe9;. Ne perdez jamais de vue combien les
mots vous font et vous blessent. &lt;br /&gt;J&apos;aime les mots pourtant de
passion et c&apos;est par la bouche et ma bouche qu&apos;on a voulu blesser. Je
ne hais pas. J&apos;&#xe9;cris. &amp;quot;Chez les m&#xe9;decins, il y a deux camps, m&apos;a dit ma
doctoresse. Ceux qui soignent et ceux qui par tous les moyens veulent
gagner le plus d&apos;argent possible. Nous avons eu avec &#xe7;a une grande
le&#xe7;on de moralit&#xe9;.&amp;quot; &lt;br /&gt;Est-ce que l&apos;argent ne serait pas ce qui leur
sert de signifiant du signifiant? Puisque c&apos;est soi-disant la
mat&#xe9;rialit&#xe9;, le cash, ce qu&apos;on touche d&apos;intangible, ce qui ordonne le
monde, et la destruction du monde, a dit Lacan, sera programm&#xe9;e par la
soumission int&#xe9;grale au signifiant. Le signifiant d&#xe9;veloppe sa propre
structure, &#xe0; la mort.&lt;br /&gt;Peut-&#xea;tre, peut-&#xea;tre, que je n&apos;arriverai
jamais &#xe0; comprendre comment on peut faire des choses, et mauvaises,
pour de l&apos;argent parce que moi-m&#xea;me je suis dans le champ des mots, du
signifiant, que j&apos;en connais, pour les subir, les effets pervers et
n&#xe9;fastes. La duret&#xe9; inhumaine d&apos;une certaine, implacable logique, qu&apos;il
faut savoir an&#xe9;antir. &lt;br /&gt;On ne me faisait jamais toucher l&apos;argent,
mon p&#xe8;re me disait, c&apos;est tr&#xe8;s sale, &#xe7;a n&apos;arr&#xea;te pas de circuler de
main en main. Ne touche pas &#xe0; &#xe7;a, ma fille. Et lui s&apos;en chargeait pour
moi... Les kabbalistes et autres..., de n&apos;avoir pas sacrifi&#xe9; &#xe0; l&apos;idole,
n&apos;ont pas s&#xe9;par&#xe9; la mati&#xe8;re et l&apos;esprit, l&apos;argent d&#xe8;s lors ne peut &#xea;tre
une mat&#xe9;rialit&#xe9; intangible, il est frapp&#xe9; d&apos;invisible et de divin.
C&apos;est ce qui sauve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois aux forces de la nature, aux puissances du ciel et de la terre.&lt;/font&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 03 Jun 2005 10:28:00 GMT</pubDate></item><item><title>TAKASHI MIIKE</title><dc:creator>frederika</dc:creator><link>http://frederika.canalblog.com/archives/2005/05/14/500227.html</link><comments>http://frederika.canalblog.com/archives/2005/05/14/500227.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://frederika.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/500227/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://frederika.canalblog.com/archives/2005/05/14/500227.html</guid><description>&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/miike.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;377&quot; height=&quot;370&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;miike&quot; src=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/t-miike.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Takashi Miike&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/Gozu.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;316&quot; height=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;gozu&quot; src=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/t-Gozu.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/andelicek.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;236&quot; height=&quot;347&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;andelicek&quot; src=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/t-andelicek.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Andelicek&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/miike_large.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;417&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;miike_large&quot; src=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/t-miike_large.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Takashi Miike&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#003399&quot;&gt;Dans le roman, le saut temporel s&apos;est r&#xe9;alis&#xe9;. Un casse-t&#xea;te v&#xe9;cu
tr&#xe8;s agr&#xe9;ablement, j&apos;y &#xe9;tais si bien plong&#xe9;e, rien pour m&apos;en distraire
(ce qui me semblait jusqu&apos;alors comme du repos par rapport &#xe0; mon
travail n&apos;en devenait plus que distraction et facteur de troubles en
fait). Le glissement des temps se fait en douceur, imperceptiblement,
les actions se poursuivent, se dissolvent dans les diff&#xe9;rentes strates
du temps. Le temps asiatique, c&apos;est mon mode. Ni lin&#xe9;aire ni
circulaire. L&apos;introduction du troisi&#xe8;me personnage est r&#xe9;alis&#xe9;e avec
bonheur. J&apos;y suis revenue maintes et maintes fois, la structure du
temps, le troisi&#xe8;me personnage, et si bien concentr&#xe9;e que maintenant je
d&#xe9;sire vivre dans mon roman! Il pleut, j&apos;&#xe9;cris, au cou mon nouveau
pendentif en trois parties, les trois formes math&#xe9;matiques primordiales
avec des pierres que je n&apos;avais encore jamais port&#xe9;es et que je ne
connaissais m&#xea;me pas. &lt;br /&gt;Les f&#xea;tes et mes amis vus ces jours-ci, loin
de me d&#xe9;concentrer de l&apos;&#xe9;criture, m&apos;y remettent encore plus
profond&#xe9;ment chaque jour. Loin du virtuel, dans le r&#xe9;el. Ce qui remet &#xe0;
sa juste place la dimension du R&#xea;ve. R&#xea;ve restant dans la sph&#xe8;re-R&#xea;ve,
qui ne s&apos;ab&#xe2;tardit pas &#xe0; mi-chemin en passant par la virtualit&#xe9;
(imaginaire, fausset&#xe9; au sens lacanien), il se noue &#xe9;troitement,
intimement, d&#xe9;licieusement, orgasmatiquement au Symbolique et au R&#xe9;el.
Le trio nodal s&apos;accomplit &#xe0; chaque seconde, dans le cours de la
transformation. On ne veut rien saisir, rien prendre, ni crainte ni
espoir, tout est d&#xe9;j&#xe0; en train de se passer... &lt;br /&gt;Jeudi 5,
retrouvailles avec Manu chez lui, grand plaisir de le revoir, de parler
aussi de pr&#xe9;histoire dont il est sp&#xe9;cialiste. Il m&apos;a tr&#xe8;s gentiment
pr&#xea;t&#xe9; un livre sur la naissance de l&apos;art au pal&#xe9;olithique que je viens
de finir. &lt;br /&gt;Jeudi 12 chez mes d&#xe9;licieux amis br&#xe9;siliens, Beatriz et
Guilherme, j&apos;ai rencontr&#xe9; (c&apos;&#xe9;tait le but de cette soir&#xe9;e) un lecteur
br&#xe9;silien, aimant, de &lt;em&gt;Virginit&#xe9;&lt;/em&gt;, traducteur; c&apos;est son ami
Guilherme qui lui avait transmis le livre, pensant &#xe0; juste titre qu&apos;il
allait l&apos;aimer. Il a le d&#xe9;sir de le traduire. Quelle &#xe9;trange,
passionnante chose que de rencontrer un lecteur de si loin, Leonardo.
Et si vivant et anim&#xe9;. Et d&#xe8;s le d&#xe9;but, les pendules furent par lui
remises &#xe0; l&apos;heure, car il m&apos;a dit qu&apos;il &#xe9;tait toujours difficile de
parler d&apos;un livre qu&apos;on a aim&#xe9; &#xe0; son auteur, de crainte de tomber &#xe0;
c&#xf4;t&#xe9;. De crainte que ce qu&apos;on a trouv&#xe9; formidable, disant pourquoi,
l&apos;auteur ne vous r&#xe9;ponde : mais non mon vieux, ce n&apos;est pas &#xe7;a du tout.
De crainte aussi de voir tomber la magie de l&apos;impression de lecture.
C&apos;est la premi&#xe8;re fois qu&apos;un lecteur me dit cela, les autres inventent
toujours mille pr&#xe9;textes. Et moi d&apos;embl&#xe9;e j&apos;aime cette franchise et
cette clart&#xe9;. Bien s&#xfb;r aussi le lecteur ne veut pas se d&#xe9;voiler
lui-m&#xea;me, car dans sa lecture, il se montre lui. Moi ce que j&apos;ai vu en
lui, c&apos;est sa bonne compr&#xe9;hension du livre, y voyant l&apos;importance de sa
structure, le d&#xe9;ploiement quasi-math&#xe9;matique d&apos;une logique (et c&apos;est
vrai que la construction de ce livre fut un v&#xe9;ritable casse-t&#xea;te, ne
pas s&apos;enfermer dans la logique surtout fut bien difficile). Et son
d&#xe9;sir aussi de vivre en somme, pour une part, ce que vivent les
personnages du livre. Ce monde &#xe0; part o&#xf9; ils sont, &#xe0; la fin du livre,
comme l&apos;a point&#xe9; Guilherme en parlant dans le livre de son passage
pr&#xe9;f&#xe9;r&#xe9;, quand on voit qu&apos;existe aussi parall&#xe8;lement le monde
ext&#xe9;rieur, normal, on se dit qu&apos;alors on peut aussi s&apos;en extraire,
vivre comme eux, cela met de la r&#xe9;alit&#xe9;... Et nous avons bu, bu,
l&apos;alcool br&#xe9;silien, quarante-cinq degr&#xe9;s qui passent et enivrent bien,
apport&#xe9; de Brasilia par Leonardo. &lt;br /&gt;Vendredi 13, si bonne
apr&#xe8;s-midi avec Pierre et Marketa, on peut parler de tout, les strates
s&#xe9;rieuses et frivoles se chevauchent, se m&#xea;lent avec bonheur. &lt;br /&gt;J&apos;ai
rendu &#xe0; Pierre les quatre carnets de ses po&#xe8;mes qu&apos;il m&apos;avait pass&#xe9;s
pour que je les lise. Une sorte de journal sentimental qu&apos;il tient
depuis des ann&#xe9;es. J&apos;aime beaucoup beaucoup ses po&#xe8;mes. Les artistes
peuvent tout faire, c&apos;est charmant! Seule petite ombre au tableau,
jeudi aussi bien qu&apos;hier, la petite maladie de mon nounours en forme de
coeur (F.).&lt;br /&gt;Parl&#xe9; aussi au t&#xe9;l&#xe9;phone avec mon ami Philippe B., pas eu le temps encore de se voir, besoin d&apos;entendre sa voix, pour &#xe9;crire... &lt;br /&gt;Dimanche
8, r&#xe9;alisation du site de Dorine Muraille (qu&apos;il faut encore peaufiner
et bient&#xf4;t en ligne). Surprise &#xe0; mon r&#xe9;veil de la sieste, suite &#xe0; la
veille avec lui, ce fut fait en quelque deux ou trois heures, la
communication entre lui et Fred passant impeccablement. Pour le site,
il a pioch&#xe9; deux images que Fred venait de faire comme &#xe7;a. C&apos;est
marrant... J&apos;ai envie de faire avec Pierre et Marketa une &amp;quot;soir&#xe9;e
asiatique&amp;quot;. Quand j&apos;ai dit &#xe7;a hier, Pierre et Fred ont eu le m&#xea;me
silence et la m&#xea;me expression perplexe, comme si cela les plongeait
dans une s&#xe9;rie fantasmatique, quel rire! Je travaille maintenant avec &#xe0;
l&apos;esprit bon nombre de films japonais, chinois, cor&#xe9;ens... &lt;br /&gt;Et
surtout les quelques que j&apos;ai vus de Takashi Miike que j&apos;adore, c&apos;est le
plus grand! (Et lui-m&#xea;me bien s&#xfb;r est fort beau de sa personne, tr&#xe8;s
magn&#xe9;tique, ah! comme il me pla&#xee;t!) &lt;em&gt;Gozu &lt;/em&gt;est un film sur le
trio magnifique, mais seuls ceux qui savent d&#xe9;j&#xe0;... peuvent comprendre.
Je voudrais entreprendre une &#xe9;tude sur Takashi Miike. Mais soit je le
fais simplement soit je la fais seulement de mani&#xe8;re plut&#xf4;t
inconsciente, ne l&apos;inscrivant pas noir sur blanc, l&apos;englobant dans la
fabrication de mon roman, comme je le fais pour ce que je vis
actuellement de fort.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/miike.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;u&gt;&amp;nbsp;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 14 May 2005 09:38:00 GMT</pubDate></item><item><title>EX NIHILO</title><dc:creator>frederika</dc:creator><link>http://frederika.canalblog.com/archives/2005/04/25/459858.html</link><comments>http://frederika.canalblog.com/archives/2005/04/25/459858.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://frederika.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/459858/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://frederika.canalblog.com/archives/2005/04/25/459858.html</guid><description> &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/Picasso_Suite_347_L19_.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;396&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;picasso_suite_347_l19_&quot; src=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/t-Picasso_Suite_347_L19_.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pablo Picasso, Suite&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/Peter_Senoner_stitch2.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;241&quot; height=&quot;425&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;peter_senoner_stitch2&quot; src=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/t-Peter_Senoner_stitch2.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Peter Senoner&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/Bernini_L_extase_de_Sainte_Th_r_se.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;395&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;bernini_l_extase_de_sainte_th_r_se&quot; src=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/t-Bernini_L_extase_de_Sainte_Th_r_se.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Bernini, &lt;em&gt;L&apos;extase de Sainte Th&#xe9;r&#xe8;se&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/Bernin_Autoportrait.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;292&quot; height=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;bernin_autoportrait&quot; src=&quot;http://frederika.canalblog.com/images/t-Bernin_Autoportrait.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Bernini, &lt;em&gt;Autoportrait&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; color=&quot;#0000cc&quot;&gt;&amp;quot;Pourquoi la r&#xe9;p&#xe9;tition de l&apos;&#xe9;chec?&lt;br /&gt;-
Si tu vois &#xe7;a comme &#xe7;a, il faut alors que tu voies aussi que jusqu&apos;&#xe0; un
certain point cela r&#xe9;ussit toujours. Il y a donc aussi la r&#xe9;p&#xe9;tition de
la r&#xe9;ussite.&lt;br /&gt;-Oui mais seulement jusqu&apos;&#xe0; un certain point...&lt;br /&gt;- C&apos;est qu&apos;il y a une limite.&lt;br /&gt;- Tu ne veux pas la d&#xe9;passer? Qu&apos;est-ce que tu d&#xe9;sires? Tu le veux ou pas?&lt;br /&gt;-Peut-&#xea;tre, je ne sais pas. Peut-&#xea;tre que comme &#xe7;a, &#xe7;a me convient. Que m&#xea;me si je suis un peu d&#xe9;&#xe7;u, &#xe7;a me convient quand m&#xea;me.&lt;br /&gt;-Ah bon? C&apos;est &#xe7;a que tu veux alors?&lt;br /&gt;-Non. Il faudrait avoir des challenges nouveaux.&lt;br /&gt;-Certains
le veulent pour de mauvaises raisons, par impuissance et faiblesse.
Alors que nous c&apos;est pour le contraire, c&apos;est par exc&#xe8;s. Eux, c&apos;est
leur faiblesse qui les rend courageux. D&#xe8;s le d&#xe9;but ils savent que de
toutes fa&#xe7;ons ils n&apos;iront pas jusqu&apos;au bout. Tandis que les autres
n&apos;ont pas cette ouverture, parce qu&apos;ils n&apos;ont pas la faiblesse...&lt;br /&gt;-Oui. Et l&#xe0;, c&apos;est le nouveau qui a chass&#xe9; l&apos;ancien.&lt;br /&gt;- Oui, c&apos;est &#xe7;a! Fantastique!&amp;quot;&lt;br /&gt;La
conversation de ce midi a chass&#xe9; ma tristesse. Dans laquelle je ne peux
pas &#xe9;crire (ni vivre). Lueur d&apos;espoir: je vais pouvoir de nouveau me
remettre &#xe0; travailler, mais pas encore. &lt;br /&gt;Mais je me sens encore souill&#xe9;e.&lt;br /&gt;Non
par la fin de quelque chose, fin souhait&#xe9;e et faite par moi, non par
l&apos;impression de la r&#xe9;p&#xe9;tition, fausse impression vite balay&#xe9;e par ce
que m&apos;en a dit Fred, mais par ma porosit&#xe9; naturelle &#xe0; un autre, sa
faiblesse, ses pr&#xe9;occupations d&#xe9;plaisantes que j&apos;ai malgr&#xe9; moi
absorb&#xe9;es et qui m&apos;indisposent. Qui me d&#xe9;centrent par rapport &#xe0; mon
roman dans lequel jusqu&apos;alors j&apos;&#xe9;tais si bien immerg&#xe9;e par le contact
de vivants dynamiques et sexuels.&lt;br /&gt;Le miroir veut coller les
morceaux. Il est l&#xe2;che et vain. Il est aux antipodes du sexuel. Sexuel
vient de la coupure. Non pas coller. Non pas diffracter pour autant.
Au-del&#xe0; de l&apos;adh&#xe9;rance et de l&apos;&#xe9;loignement, de la question des limites.
Je hais le miroir. J&apos;aime le sexuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je viens d&apos;&#xe9;crire ceci sur
mon calepin en &#xe9;coutant chanter une bonne chanteuse accompagn&#xe9;e par les
grandes orgues &#xe0; l&apos;&#xe9;glise Saint-Etienne-des-monts. Pendant ce temps,
Fred fait des photos avec son nouvel appareil. Elle chante encore. Je
pleure de joie. Fred s&apos;est rapproch&#xe9;. Il r&#xe8;gle l&apos;appareil. Tout &#xe0;
l&apos;heure, nu devant moi pour se photographier, son sexe devant moi
assise, je n&apos;ai pas pu m&apos;emp&#xea;cher de l&apos;embrasser.&lt;br /&gt;L&apos;image de l&apos;art est le chemin du sexuel.&lt;br /&gt;Les
deux derni&#xe8;res r&#xe9;gressions coup sur coup (sans nul doute n&#xe9;cessaires)
ont imm&#xe9;diatement &#xe9;t&#xe9; suivies par des rendez-vous, salutaires, avec
Pierre.&lt;br /&gt;Pourquoi la r&#xe9;gression en plein &#xe9;lan? Pour se replonger une
derni&#xe8;re fois pour leur dire adieu, adieu au bien, &#xe0; la demande, au
plaisir.&lt;br /&gt;Le plaisir, c&apos;est pour les chiens.&lt;br /&gt;Chienne, je voudrais encore de la jouissance.&lt;br /&gt;Et ce ne sont ni les faibles ni les chiens qui font jouir les Chiennes.&lt;br /&gt;Les anges &#xe0; canines de vampires,&lt;br /&gt;Les loups &#xe0; sourires d&apos;innocence comme celui de Fred&lt;br /&gt;Sont ceux qui font jouir les Chiennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une bague &#xe0; mon pouce depuis hier signalera mes lieu et date de capture et pourra dire la trace de mes voyages, de mes errances.&lt;br /&gt;Et maintenant suis purifi&#xe9;e.&lt;/font&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 25 Apr 2005 15:58:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>